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Témoignages

Découvre les belles réussites d'un ancien étudiant :

Lucas, 25 ans

J’ai étudié en soins infirmiers (cohorte 2012) et je suis présentement à l’UQTR en Science infirmière. Ma première année au Cégep a été couronnée par des échecs successifs dans les cours de français, de philosophie et de biologie. Selon la politique du français en vigueur, je savais que lors d’un examen, je partais avec un handicap de 10 points sur 100 (relatif aux fautes de français). Suite à ces échecs, j’ai commencé à douter que j'avais un problème. Je suis allé voir les services adaptés du Cégep.

La dame qui m’a accueilli m'a écouté, m'a soutenu et ensemble nous avons démêlé les possibilités qui pourraient m’affecter. À cette époque, je croyais avoir une dyslexie… Après m’avoir remis quelques papiers, elle m’a indiqué des endroits qui pourraient m’aider à dépister ou diagnostiquer la dyslexie. Une fois les démarches entreprises, j’ai passé des examens chez un neuropsychologue qui m’a qualifié ayant un trouble de la mémoire de travail ainsi qu’une dysorthographie. Ses troubles m’apportent une incapacité de retenir des choses sur une courte période de temps, et donc de les classer par la suite dans la mémoire à long terme. Je vous laisse imaginer les problèmes que ça cause et l’autre diagnostic me cause des problèmes avec l’orthographe.

Avec ce papier en main, je suis retourné voir les services adaptés. Ils ont pu me fournir un ordinateur et le logiciel Antidote subventionnés complètement par le gouvernement, ainsi que plus de temps pour mes examens et le droit d’avoir un logiciel pour m’aider dans la correction des fautes d’orthographe durant les examens.

Ces droits m’ont été accordés seulement quelques jours avant l’examen écrit du français ministériel ce qui m’a donné le droit à 2 h 30 de plus pour faire l’examen et qui m’a permis de réussir l’examen du premier coup, chose qui ne serait jamais arrivée autrement.

Aujourd’hui, je suis étudiant à l’UQTR en Science infirmière et j’ai eu finalement un diagnostic de TDAH (trouble du déficit de l’attention avec hyperactivité). Je m’en sors très bien, et ce sans support de l’université. La seule compréhension de mon problème et les conseils des services adaptés (technique de relaxation, de concentration, augmentation de l’estime de soi, se faire entendre par une oreille qui écoute) m’ont permis de m’adapter. Je travaille dans le centre de santé et services sociaux de Trois-Rivières et je suis totalement épanoui. La technologie est un outil qui permet de compenser beaucoup de problèmes, n’ayez pas peur de l’utiliser.

Je terminerai en disant qu’il y a de nombreuses personnes qui sont étiquetées TDAH, TED ou dyslexique… mais avec des efforts, ils réussissent à passer au travers de la scolarité. Une fois dans leur métier, ils sont souvent des personnes ressources, les plus appréciés du milieu de par leur créativité, leur vigilance accrue et leur débrouillardise.

Je m’appelle Lucas et j’ai un trouble déficitaire de l’attention avec hyperactivité, on me dit souvent que je suis lent et que je risque de faire des erreurs d’attention. Je réponds simplement que je prends le temps de penser avant d’agir ou de parler. Pour les erreurs, je réponds simplement qu’un TADH c’est à vie… j’ai eu 25 ans pour m’adapter et prendre conscience que j’ai un déficit. Aujourd’hui je trouve des erreurs et je soulève des problèmes qui n’ont pas été décelés avant et qui pourraient causer préjudice. Simplement, car je porte une attention plus grande aux lectures ou aux gestes que je fais comparativement aux gens qui n’ont pas la chance d’avoir un TDAH.